PETIT HISTORIQUE DE LA COMMUNE

La commune deVilliers,qui tire son nom du latin villa, signifiant ferme ou manoir, puis dès le IXe siècle, petit village ou hameau, est située à l'extrémité nord-est du Val-de-Ruz, au terminal de la ligne de transports publics et non loin de la source du Seyon.
Elle couvre une superficie de l'060 hectares dont plus du tiers est en forêts.
Le village deVilliers lui-même est tout proche de Dombresson. Il est situé à 760 mètres dans la partie basse de la commune, dont l'altitude culmine à plus de l'440 mètres sur la crête du Rumont, qui marque la limite avec la commune du Pâquier. Outre Villiers, la commune comprend les hameaux de Clémesin, de Chuffort et de La Dame ainsique la métairie d'Aarberg.

La population, qui comptait 400 habitants en 1900, a sensiblement baissé dans la première moitié du XXe siècle, et seules 245 personnes étaient encore recensées en 1950. Cependant, Villiers étant devenu une zone résidentielle depuis 1980, la tendance a été inversée et la commune compte actuellement à nouveau quelques 400 habitants.

Collection cartes postale Wymann André

Villiers centre du village 1900

Villiers est la patrie des Amez-Droz, Blandenier, Cachelin, Dardel et de Dardel, Fornellet, Ganguillet, L'Epée, Mosset et Vuillemier. De tous ces patronymes, bien peu se retrouvent dans la commune de nos jours, mais ils n'ont cependant pas tous disparus de la région. Bien que des vestiges attribués à l'époque romaine et quelques pièces de monnaie de la même époque aient été trouvés dans la région de l'actuel village, ils ne témoignent pas de la présence d'un habitat permanent. La première trace écrite du nom deVilliers remonterait à 1191 dans une confirmation de terres appartenant à la collégiale de Neuchâtel. De manière plus certaine, en 1308, un certain Pierre de Villiers prêta hommage à Rodolphe IV, comte de Neuchâtel. En 1483, un arbitrage permet à Villiers et Dombresson de se partager bois et pâturages. A part l'incendie qui détruisit presque complètement Villiers à la fin du XVIIe siècle, le village est sans histoire. Il fit partie de la seigneurie et de la mairie deValangin et, dès l'origine, fut rattaché à la paroisse de Dombresson.

 

Villiers années 1900

Le village de Villiers, s'il ne comporte que peu de vieux bâtiments, possède plusieurs fontaines anciennes. Parmi les richesses naturelles de la commune, signalons une source d'eau minérale découverte en 1693; fréquentée pendant quelque temps, elle ne fut jamais exploitée, personne n'ayant voulu prendre le risque d'investir. Dès le XVIIe siècle, deux moulins ont été édifiés sur
la partie haute du cours du Seyon.

 

Au dessus de Villiers années 1900

En 1798, un nommé Amez-Droz construisit une scie à vent qui ne fonctionna que trois ans. Une tannerie est également active jusqu'au début du XXe siècle. Cependant, l'activité principale était l'agriculture et l'arboriculture et, dans une moindre mesure, l'exploitation forestière. L'industrie horlogère, qui perdure encore aujourd'hui, occupait également une part non négligeable de la population.

 

VilIiers est le terminus de la ligne du tram 1903

Dès 1903,VilIiers est le terminus de la ligne du tram venant des Hauts-Geneveys, puis dès 1948, il est desservi par le trolleybus qui l'a remplacé. Depuis 1986, le village est relié à Neuchâtel et à la gare des Hauts-Geneveys par un service d'autobus.

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Texte tiré de Pays Neuchâtelois Magazine Regards et tour d'horizon.
spécial district du Val-de-Ruz
Les Editions du Château