PETIT
HISTORIQUE DE LA COMMUNE
Du point de vue étymologique, Savagnier dérive du latin silvaticus
qui, lui, dérive de silva, la forêt, les bois. On retrouve du reste
la racine latine dans le nom des habitants, les Sylvagniens. Mais
là où réside le mystère, c'est de savoir qui sont les défricheurs.
Plusieurs vestiges, dont ce qui semble être une grande villa,
attestent d'une occupation du sol à l'époque romaine. II faut cependant
attendre 1143 pour trouver un texte mentionnant une terre de Savaigner
remise à l'abbaye de Fontaine-André. En 1179, parmi les témoins
d'un acte, on trouve un Guillaume de Sauvegnez dont la famille s'éteignit
au XIVe siècle. En 1267, Ulrich IV, seigneur de Neuchâtel, tenait
les dîmes des deux Sauvagnaz, ce qui confirme qu'à cette époque déjà
le village était divisé en deux hameaux. Savagnier fit partie de
la seigneurie et de la mairie de Valangin. Dès 1498, les populations
des deux villages sont unies par le privilège d'un four commun.
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Collection
cartes postale Wymann André
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| Le Grand-Savagnier
dans les années 1900
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L'agriculture et les métiers connexes, ainsi que l'exploitation
forestière, ont été pour longtemps les seules ressources de la commune.
Celle-ci bénéficia, dès 1547, d'une concession seigneuriale pour
l'exploitation de forêts et pâturages à Chaumont, mais aussi en
Erguel où elle avait acquis des bois. L'activité industrielle y
a toujours été marginale: on y relève tout de même des ateliers
de textile et d'horlogerie ainsi qu'une fabrique de ressorts pour
l'horlogerie. Deux moulins, avec scierie, ont été actifs jusqu'au
début du XXe siècle, l'un au Petit-Savagnier, l'autre à La Rincieure.
Une tuilerie située à l'ouest du Petit-Savagnier aurait été en
activité dans la seconde moitié du XVIe siècle.
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| Le Grand-Savagnier
dans les années 1900
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Le territoire communal couvre un peu plus de 854 hectares dont
307 sont en forêts. Les altitudes s'étagent entre 720 mètres le
long du Seyon, en aval de La Rincieure, à l'27O mètres à La Crêtée
sur le Grand Chaumont. Le village se divise en deux agglomérations:
le Grand-Savagnier et le Petit-Savagnier. La population, qui comptait
490 habitants en 1800, a passé le cap de 815 âmes en 1871. Puis,
une lente érosion ramène ce chiffre à 449 habitants en 1968. Dès
cette date la tendance s'inverse et la population passe de 600 âmes
en 1982, à 800 en 1997 et à près de 970 en 2003. La construction
de nouveaux quartiers résidentiels n'est évidemment pas étrangère
à ce changement. Savagnier est la patrie, entre autres, des Aubert,
Bourquin, Benguerel, Cosandier, Humbert, Gabe-rel, Gallon, Maumary
et Vuilliomenet; seuls les Aubert, Cosandier et Gaberel y sont encore
bien représentés.
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Rue des Corbes
dans les années 1900 |
Les principaux bâtiments anciens comprennent la chapelle Saint-Nicolas,
mentionnée dès 1453, transformée en église en 1518 et reconstruite
en 1653, la «Maison du village» avec école, boucherie et auberge,
terminée en 1698. Un nouveau bâtiment scolaire fut édifié en 1866
à mi-chemin entre les deux Savagnier, mais le chauffage n'y fut
installé qu'en 1903. La maison Leuba, au Grand-Savagnier, fut probablement
édifiée en 1679. A noter encore, dans le même lieu, un four, une
rebatte (moulin à fruits] et une buanderie. Une autre buanderie
fut également édifiée au Petit-Savagnier.
Les transports publics semblent avoir bien longtemps été source
de problèmes et d'insatisfaction. Depuis 1968, c'est un service
de bus qui assure la liaison avec Neuchâtel.
 Texte
tiré de Pays Neuchâtelois Magazine Regards et tour d'horizon. spécial district du Val-de-Ruz Les
Editions du Château
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