PETIT HISTORIQUE DE LA COMMUNE

La commune du Pâquier, située à l'extrémité nord-est du Val-de-Ruz sur la route Neuchâtel-Saint-Imier, occupe une sorte de cuvette séparée de la vallée principale par la gorge étroite du Ruz Chasseran.
C'est dans le premier tiers du XIVe siècle que le nom du village, orthographié Pasquier,apparaît. Il est souvent associé aux noms de Clémesin et deVilliers. La commune du Pâquier couvre 958 hectares de pâturages, de forêts, de cultures et de prairies. Le village, situé à une altitude moyenne de 895 mètres, est implanté dans la partie basse du territoire communal, dont l'altitude passe de quelque 830 mètres dans la gorge menant à VilIiers, à plus de l'44O mètres sur la crête du Rumont surplombant la Combe Biosse.
Actuellement, la commune recense 213 habitants, soit dans la moyenne des cinquante dernières années durant lesquelles la population oscillait entre 210 et 220 âmes.

Au nombre des patronymes courants à la fin du XVIIIe siècle,on rencontre les Cuche, Favre,Jacot, Maumary et Vauthier. Si les deux premiers figurent encore en bonne place (parfois même sur des podiums!), les autres ont été remplacés au cours des années, en  partie par l'arrivée de Confédérés. Au nombre de ces derniers, mentionnons les anabaptistes chassés des cantons alémaniques dès la fin du XVIIIe siècle et qui trouvèrent refuge dans la vallée de la Joux du Plane, la plus haute vallée habitée du canton de Neuchâtel.

Le nom du Pâquier apparaît pour la première fois en 1328 dans le testament d'un chanoine de Neuchâtel.

Collection cartes postale Wymann André

Le village au début des années 1900

Entre 1657, date du plus ancien registre, et le début du XIXe siècle, les procès - verbaux retrouvés ne mentionnent pas de faits particulièrement saillants. Même les événements de 1831 et 1848 ne paraissent pas avoir passionné les foules. Sous l'Ancien Régime, la commune du Pâquier fit partie de la seigneurie puis de la mairie deValangin. Depuis 1848, elle appartient au district du Val-de-Ruz.

Centre du village début des années 1900

Le Pâquier fut de tout temps un village agricole et forestier, dont les habitants vivaient de façon quasi autarcique grâce à la variété de leurs activités. En effet, outre les céréales et les pommes de terre, les Corbeaux cultivaient des jardins potagers, tenaient des basses-cours et élevaient du petit bétail.

Hôtel et pension de tempérance des Bugnenets

Parmi les activités aujourd'hui disparues, citons la culture du lin, qui eut une importance certaine durant toute la première moitié du XXe siècle, et la forge dont le soufflet s'est tu en 1964. Heureusement, celle-ci a été sauvée grâce à une fondation qui lui permet de revivre de temps à autre lors de fêtes conviviales.

Après avoir pris l'eau à la fontaine pendant des siècles, ce n'est qu'en 1909 que les habitants se penchent sur le problème de l'alimentation des maisons en eau. Mais rien ne se fait jusqu'en 1931 lorsque cinq propriétaires, lassés d'attendre, décident d'entreprendre des travaux à titre privé. Il faudra patienter jusqu'en 1963 pour que le réseau d'eau potable soit enfin réalisé.
Le dernier commerce du village, une épicerie, a fermé ses portes en 1991 et la Poste en 2002. Hormis la fontaine du haut du village, probablement érigée en 1780, Le Pâquier possède plusieurs témoins des anciens temps sous forme de fermes des XVIIe et XVIIIe siècles. En outre, la maison d'école, sur laquelle figure la date de 1865, est en fait une maison particulière du XVIIIe siècle, transformée en établissement scolaire en 1865.

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Texte tiré de Pays Neuchâtelois Magazine Regards et tour d'horizon.
spécial district du Val-de-Ruz
Les Editions du Château