Histoire du Val-de-Ruz

La vallée a été habitée dès la préhistoire, mais si rien ne permet d'affirmer que l'homme de Neandertal ou de Cro-Magnon y a chassé, en revanche, on a retrouvé un foyer de l'âge du bronze près de Fontaines et un tumulus de l'âge du fer à Coffrane.
Les agriculteurs helvéto-romains ont laissé eux aussi de nombreuses traces de leur passage. On a repéré des vestiges de construction à Cernier, Chézard, Fontaines, Savagnier, Saules, Vilars, Fenin. La voie qui passe au pied nord de Chaumont n'est peut-être pas aussi ancienne, malgré des ornières visibles près de Fenin et de Villiers, elle pourrait n'être que médiévale.
Cependant l'une des découvertes les plus spectaculaires est sans conteste celle du trésor monétaire de Dombresson. Vers 1824, on y retrouve 420 pièces de monnaie frappées entre le milieu du IIe siècle avant J.-C. et l'an 55 de notre ère. Les pasteurs de Dombresson et de Chézard-Saint-Martin en ont établi un catalogue raisonné.

 Le trésor de Dombresson 

 
En septembre 1824, au nord de Dombresson, au  pied de la grande arête de rochers, un trésor de  420 pièces est découvert : des deniers d'argent  frappés sous la République romaine, des deniers
 et six auréi du début de l'Empire. La plus ancienne  des pièces a été frappée un siècle avant notre ère,  à Rome, la plus récente appartient au temps de  l'Empereur Néron.
 Une grande stabilité financière régnait alors,  nombre de ces pièces ont circulé plus de cent  ans.

 Le trésor aurait été enfoui en 55, 56 ou 57 de notre ère. Les pièces ont dormi dans leur cache  pendant dix-neuf siècles, sous une pierre plate, à proximité de deux blocs de granit destinés,  semble-t-il, à repérer l'endroit. La précaution n'a pas permis au propriétaire de récupérer son  bien... ou son butin ! Le lieu - l'orée d'un bois, éloigné de toute habitation - et la hâte que l'on  devine dans la précarité de la cachette laissent penser à un vagabond ou un voleur, agissant  dans l'urgence... La justice - des hommes ou de Dieu - a peut-être été plus expéditive encore,  puisqu'elle ne l'a pas laissé rechercher son trésor.

Texte de Brunner & Associés S.A.Neuchâtel - trouvé sur Internet .    

Dès le IIIe siècle, les migrations germaniques ont perturbé et anéanti l'organisation romaine. Les récentes découvertes archéologiques autour du temple de Dombresson attestent la présence de nouvelles populations dont les objets de parure datent des VIe et VIIe siècles (bagues, agrafes, boucles d'oreilles).
L'étude des squelettes permet même de connaître les maladies dont les hommes étaient affectés et le régime alimentaire suivi. Sans l'archéologie, l'histoire de la vallée est difficile à raconter.
Le premier document date de 998; il fait allusion à la naissance du prieuré de Bevaix, dont l'église et la paroisse de Saint-Martin «ès épines» dépendent.
A l'occasion de la création de quelques fondations ecclésiastiques dans la région, on trouve les premières mentions de quelques localités. C'est le cas de Coffrane, dotation du prieuré de Corcelles, Savagnier dont les terres sont attribuées à l'abbaye de Fontaine André, ou Boudevilliers, placée sous la protection de l'église Sainte-Marie de Neuchâtel.
En 1228, le Val-de-Ruz compte six paroisses: Saint-Martin, Dombresson, Engollon, Fontaines, Coffrane et Fenin.


Un château modeste

Sur le plan temporel, l'obituaire de Fontaine André (sur les hauts de La Coudre) mentionne la famille deValangin au XIIe siècle, ce qui permet d'imaginer un château modeste sur la colline, même si les anciens vestiges actuellement visibles ne datent que d'un siècle plus tard. L'histoire ne dit quasi rien de plus au sujet de Renaud et de son fils Guillaume. Au XIVe siècle, la famille d'Aarberg

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Jean II laisse le souvenir d'un seigneur généreux

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Valangin, rameau d'une branche cadette de la famille de Neuchâtel, réside dans le manoir et s'illustre dès la fin du XIIIe siècle dans des querelles avec les lointains cousins de Neuchâtel, notamment contre Rodolphe IV, dit Rollin. La situation est complexe car les seigneurs deValangin sont vassaux du comte de Montbéliard pour le château, de l'évêque de Bâle s'agissant de la vallée proprement dite et des Neuchâtel pour divers autres droits. Ces disputes conduisent à la bataille de Coffrane en 1296, mentionnée laconiquement dans les textes, ainsi qu'au siège de La Bonneville en 1301. A cette époque, Jean Ier et Thierry, son frère, dirigent la seigneurie.
Pendant trois siècles, cette dynastie assume la politique sur un territoire qui s'étend jusqu'au Doubs, tout en occupant des fonctions sur le plan international. Gérard d'Aarberg exerce la haute charge de lieutenant général auprès des Waldstatten sous le règne de l'empereur Louis de Bavière. Par mariage, il reçoit la seigneurie d'Asuel près de Porrentruy et le comté de Willisau. Il crée une ligue de féodaux contre la Ville de Berne connue déjà pour ses visées expansionnistes. Les protagonistes se retrouvent devant la ville fortifiée de Laupen en 1339, bataille au cours de laquelle Gérard perd la vie, abandonnant à Valangin sa veuve et un fils de 5 ans. Celui-ci, sous le nom de Jean II, laisse le souvenir d'un seigneur généreux, plus par nécessité que par conviction quand on connaît ses difficultés financières. Il accorde à ses sujets un banneret et une cour de douze jurés. Il favorise l'établissement de familles de défricheurs dans le haut Jura. Ceux-ci proviennent entre autres du Val-de-Ruz, ils habitent Fontainemelon et accensent les pâturages de Boinod et de «la chaz de fonz»«La Chaux-de-Fonds» contre quelques sous et des redevances en nature notamment des quartiers de fromage.
Plus tard, ils se fixeront dans les Montagnes neuchâteloises et y trouveront des colons venus d'autres horizons.
La première mention connue de La Chaux-de-Fonds date du milieu du XIVe siècle. Jean 11 accorde la bourgeoisie à des familles du Val-de-Ruz à condition qu'elles possèdent une maison dans le bourg. Guillaume succède à son père à l'âge de 6 ans et Mahaut de Neufchâtel-Blamont, sa mère, assure la conduite des affaires. La tension entre Berne et elle monte lorsque la bannière de Valangin flotte aux côtés de l'Autriche à la bataille de Sempach pour défendre Willisau.
La rétorsion ne tarde pas, les Bernois pillent le Val-de-Ruz, Willisau et Asuel.

Le début du XVe siècle est marqué par le renouvellement des traités de combourgeoisie avec Berne (1401) et Bienne (1403), ainsi que par l'octroi de la grande franchise de 1406, plaçant les bourgeois de Valangin dans une condition sociale proche de celle de leurs voisins de Neuchâtel.

Guillaume se rend au concile de Constance, guerroie en Italie. La fortune de son épouse, Jeanne de Bauffremont, en Lorraine ne le met pas à l'abri des soucis financiers. Il perd le comté de Willisau dont il concède la vente. Dès le XIVe siècle, la suppression de la mainmorte rend possible la succession des biens par héritages, les patronymes se fixent et, au début du XVe siècle, les extentes de Rolet Bachie comprennent les noms des familles représentées aujourd'hui encore dans la vallée. Pourtant, cinquante ans plus tard, Jean III conteste l'abolition de cet avantage seigneurial au moment de reconstituer le corpus des franchises détruites dans l'incendie de Neuchâtel de 1450. Dans ce litige, Berne apporte sa médiation. Jean III d'Aarberg-Valangin s'illustre comme jouteur aux tournois organisés en Bourgogne et comme amateur de chasse au faucon. Il accompagne Guillaume de Chalon en Terre sainte; il négocie la paix entre les Confédérés et le dauphin Louis après la bataille de Saint-Jacques sur le Birse (1444). Il se trouve dans l'embarras lors des guerres de Bourgogne car il possède de solides amitiés à la cour de Dijon. Il choisit la neutralité tout en soutenant Berne dans le cadre du traité bilatéral, s'assurant ainsi une protection armée en cas d'invasion. Claude, le fils puîné de Jean III, épouse Guillemette de Vergy et tous deux prennent grand intérêt à la seigneurie. Ils confirment et augmentent les franchises, ils agrandissent ou construisent des sanctuaires dans le haut Jura, ils fondent à Valangin une collégiale dédiée à saint Pierre et dotée d'un collège de chanoines (1506). La légende veut que, pris dans la tempête lors d'un voyage à Rome, Claude ait formulé un vœu dont l'église marque l'accomplissement.

Le choc de la Réforme

Dès 1517, Guillemette devenue veuve gère la seigneurie, elle voit en outre disparaître sa fille Louise et son gendre Philibert de Challant, seigneur d'Aoste.
Le successeur, René III de Challant, adolescent, laisse le soin à sa grand-mère
de s'occuper

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La comtesse de Valangin subit seule
le choc de la Réforme

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de Valangin afin de prendre part à la politique savoyarde et valdôtaine. La comtesse, appréciée de ses sujets, subit donc seule le choc de la Réforme qu'elle contiendra jusqu'en 1536, malgré les intrigues de Berne et des bourgeois de Neuchâtel. La tactique de harcèlement avait porté sur Boudevilliers rattaché au comté, sur Dombresson et Savagnier, dont les Biennois avaient repris abusivement le droit de collature de l'ancien chapitre de Saint-Imier. Ainsi ils imposaient des prédicants réformés dans ces deux paroisses. Si la dame de Valangin abandonne spirituellement la seigneurie entre les mains des protestants, la cour continue à pratiquer la messe au château. Guillemette de Vergy décède en 1543 et René, absorbé par la politique européenne, remet la gestion à un gouverneur.
Dès 1565, Philiberte, épouse de Joseph de Torniel, et Isabelle, compagne de Jean-Frédéric de Madrutz, se disputent la succession. Dans ses testaments successifs, leur père les avait avantagées l'une et l'autre. La première se fait attribuer le comté par le tribunal des Trois-Etats de Neuchâtel tandis que la seconde reçoit le soutien de la population et l'appui de Berne par le renouvellement du traité de combourgeoisie [1566]. Pour appuyer cette faveur, Isabelle et son

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La bourgeoisie conserve son autonomie,
mais sans pouvoir politique réel

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époux contraignent Guillaume Grossourdy, greffier de Valangin, à commettre un faux en écriture. La supercherie faillit réussir. Néanmoins, dix ans plus tard, les preuves sont réunies. Le procès s'ouvre, le notaire y est confondu et condamné sans que l'instigatrice du forfait ne lui vienne en aide. On tranche la tête du faussaire près du gibet. La seigneurie, fortement hypothéquée auprès de Berne, revient à Marie de Bourbon, veuve de Léonor d'Orléans et régente de son fils Henri Ier d'Orléans, qui rembourse les emprunts et administre Valangin dès lors rattaché à Neuchâtel.

La bourgeoisie conserve son autonomie, mais sans pouvoir politique réel. Née au XIVe siècle, formée des habitants du bourg puis, dès 1362, d'autres familles du Val-de-Ruz qui possédaient maison à Valangin, enfin, dès 1502, de gens du Locle et de La Sagne, cette assemblée passa de la sécurité du pays à la discussion et à la défense de ses intérêts. Elle prêtait serment au souverain et à son gouverneur, mais elle veillait surtout à voter des remarques sur les sujets les plus divers. D'autres communautés sont entrées dans la bourgeoisie, comme La Brévine,La Chaux-du-Milieu et Les Ponts-de-Martel.

Groupe de pression

Cette institution joue le rôle de groupe de pression, avec des allures de démocratie, par le biais de réunions triennales en forme de landsgemeinde. En effet, on soumettait sur le pré des lois, des ordonnances du gouvernement. Néanmoins, liée au roi de Prusse par un serment de fidélité, la bourgeoisie était fondamentalement conservatrice; elle le démontra en 1831. La république l'a dissoute par décret le 30 juillet 1852 et sa fortune fut répartie entre les communes.
Administrativement, le pays fut partagé en mairies, seigneuries, baronnies, châtellenies. L'ancienne seigneurie de Valangin se morcelle en cinq mairies: La Sagne, Le Locle, Les Brenets, La Chaux-de-Fonds (1656) et Valangin (soit le Val-de-Ruz proprement dit). Si l'intermède de l'administration française du maréchal Berthier ne dure que sept ans, il laisse dans le pays des réalisations remarquables: la suppression de la vaine pâture permet de ne plus récolter avant terme des produits mal mûrs, sous la pression du droit de mettre au vert le bétail dès le 2 août.
La création de la Chambre cantonale d'assurance contre l'incendie en 1810 vient en aide aux sinistrés ( les catastrophes de La Chaux-de-Fonds en 1794 et de Saint-Martin en 1796 ont frappé l'imagination ). Le nouveau tracé de la route de la Vue-des-Alpes et la réfection de La Tourne favorisent les échanges avec les villes voisines. Après l'hébergement des troupes françaises en 1806, le Val-de-Ruz reçoit les troupes d'occupation alliées; en 1813, c'est la fin du cauchemar napoléonien auquel les jeunes gens du pays avaient prêté main-forte sur les champs de bataille européens, par esprit d'aventure ou enrôlés contre leur gré.

Au XIXe siècle, l'histoire de la vallée coïncide avec celle du canton.
Les événements politiques de 1831 traduisent le mécontentement d'une partie de la population;à la révolution avortée des libéraux emmenés par Alphonse Bourquin, les villages répondent par la mise sur pied de comités de sûreté.
Dans l'ensemble, le Val-de-Ruz s'oppose au coup d'Etat; en revanche, à titre individuel, de nombreux citoyens manifestent leur sympathie aux idées révolutionnaires. L'année suivante, on craint le choléra, on distribue des consignes,de même que du tilleul et du sureau, remèdes contre le fléau.
La révolution de 1848 semble se passer presque sans histoires. Certaines communes marquent leur approbation bruyamment - c'est le cas de Cernier -, d'autres plus tacitement, en adoptant rapidement les consignes du nouveau régime. Ami Girard, originaire de Chézard-Saint-Martin, était venu en renfort de l'Erguel avec une troupe de volontaires rejoindre Fritz Courvoisier à La Chaux-de-Fonds.

Coup d'Etat

Dans les années suivantes, La Borcarderie abrite les délibérations des partisans royalistes qui fomenteront le coup d'Etat du 3 septembre 1856,d'où sortira le règlement définitif de l'affaire de Neuchâtel.
La seconde moitié du XIXe siècle est enthousiasmante sur de nombreux plans. Pour une population qui croît de 25 %, l'agriculture entreprend des réformes auxquelles s'ajoutent des améliorations foncières comme le drainage, la sélection du bétail, la naissance de l'Ecole d'agriculture qui dispense un enseignement renouvelé. L'artisanat et l'industrie progressent par l'ouverture d'ateliers, de manufactures d'horlogerie et de meubles. Les sociétés de consommation organisées en coopératives, les caisses de prévoyance mutuelle contre la maladie et les accidents, les succursales de banques se multiplient. L'Hôpital de Landeyeux accueille les premiers malades, rescapés de l'armée de l'Est, internés aux Verrières en 1871. Dès 1860, les communications ferroviaires entre Neuchâtel et La Chaux-de-Fonds sortent le vallon de l'isolement, d'autant que la diligence assure des courses postales jusqu'au Pâquier depuis Les Hauts-Geneveys. Ce service sera repris dès 1903 par un chemin de fer à voie étroite dit tramway et, dès 1948, par des trolleybus. L'Etat mène des travaux de correction et de création de routes

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La diligence assure des courses postales jusqu'au Paquier

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en 1854, le tronçon Vauseyon-Valangin est ouvert, le prolongement de La Borcarderie à Dombresson le long du Seyon le sera en 1894.
En matière d'éducation et d'instruction, les autorités construisent des bâtiments scolaires, acceptent de créer en 1880 une école secondaire régionale. Le canton place l'orphelinat Borel à Dombresson cette année-là. La dernière décennie du XIXe siècle se soucie de la défense du patrimoine historique en transformant le château de Valangin devenu prison en un musée régional, sous la responsabilité de la Société d'histoire et d'archéologie. De l'eau...
A l'aube du XXe siècle, après la distribution de l'eau dans les ménages, l'électricité pénètre dans les maisons. C'est désormais l'histoire générale qui marque la vallée de son empreinte: les deux guerres mondiales, la crise économique et son cortège de chômeurs occupés à des travaux d'intérêt public.
Après la Seconde Guerre mondiale s'ouvrent des ateliers d'horlogerie et de mécanique, d'autres motorisés trouvent des emplois hors de la vallée. Le besoin de main-d'œuvre attire des Confédérés ( Fribourgeois etValaisans ) et des étrangers ( Italiens et Espagnols ). Les villages se développent, des quartiers poussent en quelques années. Dans les localités les plus industrialisées, des immeubles locatifs se construisent, mais la propriété individuelle prend le pas sur ceux-là dans les petites agglomérations. Les plans d'alignement arrivent souvent trop tard pour éviter l'anarchie que l'accroissement de la motorisation va révéler quelques décennies plus tard, sans compter la disparition de témoins architecturaux remarquables sacrifiés au «progrès».

Les problèmes deviennent intercommunaux: distribution de l'eau, évacuation des eaux usées, ramassage des ordures, instruction des enfants, piscine, etc. Dès lors, les budgets communaux prennent l'ascenseur avec le sentiment général du citoyen de ne plus pouvoir intervenir dans cette spirale financière dont il est la victime, mais dont il est aussi l'usager exigeant s'agissant des prestations offertes.

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Texte tiré de Pays Neuchâtelois Magazine Regards et tour d'horizon.
spécial district du Val-de-Ruz
Les Editions du Château