PETIT HISTORIQUE DE LA COMMUNE

La légende veut que le village des Hauts-Geneveys (comme son voisin des Geneveys) ait été construit par des familles originaires de la région genevoise qui, après l'incendie d'une partie de leur ville en 1291, cherchèrent à refaire leur vie ailleurs.
Etymologiquement, le nom Genevois, devenu Geneveys, apparaît pour la première fois dans un document de 1354 et semble confirmer l'origine de cette population étrangère au canton.
La localité porta le nom de Geneveys sur Fontannes jusqu'en 1573. Le territoire communal,couvrant quelque 795 hectares, n'usurpe pas l'adjectif qui qualifie son nom car il s'étage de 836 mètres, à l'est du village, à l'422 mètres à Tête-de-Ran. Avec une altitude moyenne de 973 mètres, le village des Hauts-Geneveys est le plus élevé du Val-de-Ruz. Il est adossé à une zone de forêts qui monte à l'assaut du Jura jusqu'à près de l'200 mètres d'altitude pour laisser ensuite place à des pâturages parsemés de bosquets.
La population, qui comptait moins de 200 habitants en 1780,a passé à 350 âmes en 1830 et franchi le cap des 400 en 1860, pour continuer à augmenter régulièrement, atteignant 584 personnes en 1917, avant de décroître. La tendance s'inverse ensuite et de 455 habitants en 1950, la commune a passé à 836 personnes aujourd'hui.

Les noms de quelques familles établies aux Hauts-Geneveys au XVe siècle rappellent certains patro­nymes genevois comme Andrié, Escoffier, Ogier, auxquels sont venus s'ajouter les Martenet, Mojon, Morel et Vuillième.
Quelques instruments d'époque romaine auraient été trouvés, mais les preuves d'une occupation ancienne du territoire communal manquent encore.
La commune est mentionnée dès 1402. Les Geneveysans jouissaient du statut de francs-harbergeants que leur avaient octroyé, dès leur venue, les seigneurs de Valangin. Un conflit d'un demi-siècle, réglé par Berne en 1478, opposa les Geneveysans à Jean III d'Aarberg-Valangin au sujet de leurs redevances et servitudes.
Les Hauts-Geneveys furent rattachés à la paroisse de Fontaines dès les origines puis, dès 1961, à celle de Fontainemelon.

Collection cartes postale Wymann André

Les Hauts-Geneveys 1902

La vie économique de la commune fut dès le début et pendant des siècles uniquement centrée sur l'agriculture, l'élevage et les métiers connexes ainsi que, probablement, sur l'exploitation forestière.
La prépondérance des métiers de la terre conduit à la réalisation du centre collecteur des céréales de la Société d'agriculture du Val-de-Ruz, inauguré en 1891. Dès la fin du XVIIIe siècle, l'horlogerie participe également au développement du village.

La gare de marchandises 1912

La situation du village sur la ligne de chemin de fer Neuchâtel - Le Locle n'a, semble-t-il, pas servi de catalyseur à un vrai développement industriel.

Arrivée du train à vapeur 1907

La plus notable des vieilles maisons est l'ancien hôtel de commune construit en 1780 à l'emplacement du four banal. Un droit d'auberge lui fut octroyé en 1781. Il porta l'enseigne des Treize Cantons puis, dès 1842, celle du Lion d'Or.
La gare du chemin de fer fut inaugurée en 1859. En 1903, la diligence qui, partant de Villiers, relie les localités de la partie orientale du Val-de-Ruz à la gare CFF des Hauts-Geneveys, est remplacée par un tramway.

Le tramway en hiver servait aussi tirer les bobs
c'était le bon vieux temps !

Dès 1948, un trolleybus remplace le tram. Il sera lui-même remplacé par un service d'autobus en 1986.

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Texte tiré de Pays Neuchâtelois Magazine Regards et tour d'horizon.
spécial district du Val-de-Ruz
Les Editions du Château