La localité Les Genevois sus Corfrano, citée dès 1370, fut constituée en commune avant 1402. Elle a ensuite formé une commune générale avec Coffrane et Montmollin de 1486 à 1827. Du point de vue étymologique, le nom Genevois, devenu Ceneveys, aurait été amené dans le Jura au XIVe siècle par des défricheurs venus de la région haut-savoyarde du Genevois. II s'agit plus d'une tradition que d'une certitude.

Adossée sur le flanc sud-est du Mont-Racine, la commune des Geneveys-sur-Coffrane couvre quelque 788 hectares étages entre 812 mètres à La Loie au sud du village et 1'439 mètres au sommet du Mont-Racine. L'altitude moyenne du village, situé au centre de la zone agricole, est de 860 mètres. La partie haute de la commune est constituée de forêts puis de pâturages entre­coupés de zones boisées. La population, qui comptait 230 habitants en 1850, a régulière­ment augmenté pendant un siècle pour atteindre 550 âmes en 1950. Commence alors une période de fort accroissement qui culminera à 1'400 habi­tants en 1970, chiffre autour duquel la population s'est aujourd'hui stabilisée.

Les habitants des Geneveys-sur-Coffrane ont reçu le sobriquet de Girafes. Ce surnom, synonyme de hautain ou prétentieux, pourrait venir de la fierté manifestée par les gens du village au moment où, en 1520, Guillemette de Vergy, comtesse de Valangin, donna le domaine des Splayes à la communauté des Geneveys, générant ainsi un litige séculaire avec ses voisins de Coffrane et Montmollin, membres de la même commune générale, mais exclus de la donation.

Bien qu'une hache-marteau du néolithique ait été découverte aux Geneveys-sur-Coffrane, aucun vestige d'une ancienne occupation durable n'a été mis au jour et les premiers documents conservés aux archives communales remontent à un acte du 6 novembre 1486, par lequel Jean III d'Aarberg - Valangin donne l'usage de forêts à la paroisse des trois villages.

La ligne de chemin de fer

Collection cartes postale Wymann André

Vue du vilage 1900

Quartier Neuf 1910

L'agriculture, l'élevage et les métiers connexes forgeron, maréchal-ferrant, fromager, etc. Ont joué un rôle de premier plan jusqu'à l'arrivée, en 1860, de la ligne de chemin de fer qui favorisa l'industrialisation du village.

La fabrique de meubles Ch.Gogler

Hormis plusieurs sociétés liées à l'horlogerie et aux machines-outils, Les Geneveys-sur-Coffrane ont hébergé une fabrique de meubles (Gogler), une fabrique de briques et autres pièces de construction en ciment (Cimenta), ainsi qu'une brasserie (Guth). Puis, plus récemment, l'importante entreprise Felco, mondialement connue.

Parmi les personnes ayant marqué le village et leur époque, on ne peut oublier
l'herboriste Camille Droz
qui, dès le début du XXe siècle, proposa sabrochure La santé par les plantes médicinales. Tenue par sa petite-fille, l'herboristerie Droz maintient
sa mémoire et sa réputation.
C'est à lui qu'on doit aussi d'avoir créé (dans l'entre­deux-guerres) un fameux parc d'acclimatation avec lamas, zébus, autruches et dromadaires...   mais pas de girafe. Y en avait-il assez au village ?

 

Camille Droz

Autre figure locale,
mais de renommée internationale,
le peintre Charles L'EpIattenier
dont la disparition dramatique en 1946 a marqué les esprits

Charles L'EpIattenier

 

En 1768 et en 1832, deux incendies détruisirent 5, puis 22 maisons. La commune fit reconstruire sa maison de village en 1836. Elle offre la particularité de posséder une tour carrée en saillie au milieu de son pignon sud. Elle est aujourd'hui en mains privées.

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Texte tiré de Pays Neuchâtelois Magazine Regards et tour d'horizon.
spécial district du Val-de-Ruz
Les Editions du Château