PETIT HISTORIQUE DE LA COMMUNE

Le nom du village apparaît pour la première fois en 1228 sous le nom de Fontanes, du bas latin fons ou fontana signifiant source.
Mais l'occupation du lieu est plus ancienne puisqu'on y a retrouvé les restes d'une villa romaine. L'agglomération porte bien son nom car, outre diverses sources, deux fontaines intarissables ornent le village.

Fontaines - 1900

Collection cartes postale Wymann André

Fontaines - l'église et la poste 1910

Situé au milieu de la vallée, Fontaines couvre 1'013 hectares dont seuls quelque 12,6% sont en forêts. La commune est la seule du canton à posséder deux enclaves. L'une d'elles ne comprend rien moins que l'ensemble du site naturel de La Vue-des-Alpes.
Malgré son lointain passé et à part l'église actuelle, Fontaines ne possède pas de bâtiments très anciens car de nombreux incendies ont dévasté l'agglomération au cours des ans, quant aux rares édifices qui ont résisté au temps, ils ont été l'objet de transformations.
Une antique chapelle fut remplacée en 1386 par une église édifiée en forme de croix latine sur le modèle de la collégiale de Valangin et dédiée à saint Maurice.
Elle fut entièrement reconstruite au XVIe siècle, à l'exception du clocher bâti en 1686 à partir du toit de l'église. Elle est aujourd'hui classée monu­ment historique.

Fontaines a été le chef-lieu du district du Val-de-Ruz de 1848 à 1877 mais, par décision du Grand Conseil, il perdit ce titre au profit de Cernier en 1878 à la suite de ce que l'on pourrait appeler une mauvaise gestion des deniers publics.

Les habitants de Fontaines, appelés les Lècbe-beurcanes suite à l'habitude qu'ils avaient de lécher la baratte à beurre, furent d'abord essentiellement des agriculteurs, auxquels il faut ajouter les métiers en relation directe comme les forgerons et les taillandiers ainsi que des fromagers. Jusqu'au début du siècle dernier, une tuilerie existait à Landeyeux, mais la pénurie d'argile locale contraignit le propriétaire à cesser la production. Au XIXe siècle, une fabrique de ciment eut une existence éphémère aux Convers.

Plusieurs personnalités honorèrent la commune et firent connaître son nom hors de Suisse. Les Maillardet, fameux horlogers et fabricants d'automates, portèrent au loin le renom de l'horlogerie neuchâteloise, en particulier à Londres, où ils étaient associés aux jaquet-Droz. Parmi les Challandes, retenons Aimé, patriote mêlé à la Révolution de 1848, et Richard, associé à Julius Maggi pour l'exploitation dans le canton de Zurich d'une minoterie qui devint la célèbre fabrique Maggi. II fit don à Fontaines de l'immeuble de la pharmacie et d'un capital destiné à l'octroi de bourses d'études aux jeunes garçons portant son patronyme. Quant à Henri Meyer, né d'une pauvre famille du village, il acquit une immense fortune en Egypte et légua des sommes importantes à des œuvres d'utilité publique de son village natal. Malheureusement, suite à la nationalisation des biens étrangers en Egypte, l'affaire n'a laissé que des désillusions au lieu des trésors attendus. Malgré cela, une fontaine sise au sud du collège, porte le nom du donateur.

Le Dr Henri Schaerer,
premier médecin
de l'hôpital de
Landeyeux

 

 

Robert Comtesse, président de la Confédération en 1904 et 1910


Mentionnons également quelques résidents célèbres de Fontaines: le pasteur Jonas Boyve (1654-1739), auteur des «Annales historiques du comté de Neuchâtel et
Valangin », le Dr Schaerer, premier médecin de l'hôpital de Landeyeux, et enfin Robert Comtesse, président de la Confédération en 1904 et 1910, né à Valangin en 1847, mais qui vécut une partie de son jeune âge à Fontaines où son père était notaire.

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Texte tiré de Pays Neuchâtelois Magazine Regards et tour d'horizon.
spécial district du Val-de-Ruz
Les Editions du Château