PETIT
HISTORIQUE DE LA COMMUNE
Les
trois villages de Fenin / Vilars et Saules, tout en appartenant
à la même paroisse, formèrent trois communes distinctes jusqu'à
leur fusion en 1888. Outre les trois villages, situés dans la zone
géographique appelée La Côtière, la commune englobe la partie nord
du hameau de Chaumont.
Le territoire communal couvre quelque 648
hectares sur le flanc nord de la première chaîne du Jura. Il est
coupé en deux,à l'orée de la forêt, juste au-dessus des villages
et de la zone agricole, par la Vy Marchand, une ancienne voie romaine
réutilisée au Moyen Age pour relier les villages par le haut.
Au-dessus de cette ancienne voie s'étend la
forêt qui court jusqu'à Chaumont. Le territoire communal s'étage
entre 670 mètres d'altitude, au niveau du Seyon, et 1'150 mètres,
à l'ouest du Signal de Chaumont. La population, qui comptait environ
75 habitants en 1531,a régulièrement augmenté pour passer le cap
des 400 âmes vers la fin du XVIIIe siècle.
Elle fluctua ensuite entre 400 et 500 habitants
avant de décroître significativement dès le début du XXe siècle.
On comptait 266 habitants seulement en 1950 avant que la tendance
ne s'inverse à nouveau avec 625 habitants en 1995 et plus de 750
dès 2001.
Parmi les patronymes courants des anciennes
familles bourgeoises de Fenin et Vilars, on trouvait AIisson, Chavornay,
Conrard, Gerbe, Lorimier et Maridor.
A Saules, les familles représentatives se
nommaient... Saulles et de Saules; ce sont les Desaules d'aujourd'hui.
Les habitants de Fenin ont reçu le sobriquet de Bons vezins, autrement
dit Bons voisins, tandis que ceux de Vilars sont les Couennes de
lard, et ceux de Saules les Fourmis rossets ou Fourmis rouges.
Plusieurs indices d'une occupation romaine,
dont une villa, ont été découverts à la Côtière. Il faut cependant
attendre les XIIe et XIIIe siècles pour trouver une mention écrite
des trois lieux: la collégiale de Neuchâtel possède une terre «In
Vilar», ainsi que la dîme et l'église « de Finilis » (1191); puis,
en 1269, un bourgeois de Neuchâtel donne une terre «In territorio
de Sales »a l'abbaye de Saint-Jean. Dès 1488, Fenin, Vilars et Saules
forment une communauté à laquelle Claude d'Aarberg concède l'usage
des forêts de Chaumont. Elle est dissoute en 1865, puis les trois
communes s'associent en 1875 avant de fusionner en 1888.
Le château de Fenins, est une demeure
de plaisance, comme on construisait tant au XVIe siècle dans notre
pays. L'histoire du château n'offre rien non plus de bien remarquable.
Il fut construit, d'après Boyve, en 1561, par Hugues Clerc, dit
Volpe ou Vulpex (sans doute de Vulpes) le renard). Ce personnage
paraît descendre d'un certain Udriet, dit Vilpic de Fenin, qui vivait
l'an 1420 et dont il est parlé dans une ancienne reconnaissance.
(Voir Boyve, année 1561). Nous ne savons du reste rien de ce personnage,
si ce n'est que ni lui, ni sa famille, ne possédèrent longtemps
le château, puisque déjà, vers 1615, il avait passé en d'autres
mains. Il était devenu la propriété d'une des branches de la famille
de Meuron.
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Le château de Fenin
1900
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Collection
cartes postale Wymann André
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Rue principale Fenin
1900
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Au dessus de Vilars 1905
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Economiquement, la commune de Fenin-Vilars-Saules a longtemps tiré la
majeure partie de ses revenus de l'agriculture et de l'exploitation du bois.
Quelques habitants travaillaient comme horlogers dans d'autres localités. En
1794, la berge. A Vilars, le hangar pour la pompe à feu, construit en 1840, est
un bâtiment typique de son genre. En dessous de Saules, on notera la Maison
rouge, construite en 1802 et, au bord du Seyon, le moulin de Bayerel édifié au
tout début du XVe siècle.
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Moulin
de Bayerel ou Beyrel Actuellement
en cours de rénovation
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 Texte
tiré de Pays Neuchâtelois Magazine Regards et tour d'horizon. spécial district du Val-de-Ruz Les
Editions du Château
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