PETIT
HISTORIQUE DE LA COMMUNE
L'étymologie d'EngoIlon
donne lieu à diverses interprétations. L'une y voit le latin médiéval golia,
trou, étang, ce qui indiquerait la présence d'un sol marécageux. L'autre
préfère y lire le mot gula, gosier, gorge, rappelant la forte déclivité
du terrain bordant à l'ouest les ruines de la Bonneville. La commune
d'EngoIlon, qui couvre 260 hectares dont une vingtaine d'hectares de forêts, se
caractérise par son très faible dénivelé topographique:
Du bord du Seyon, à 691 mètres, elle
culmine à 755 mètres au lieu-dit Sous-Charrière. Le village, situé
à 727 mètres d'altitude, est entouré de zones agricoles. La population,
vivant exclusivement des revenus de l'agriculture et de l'élevage,
n'y a jamais été très nombreuse. On comptait moins de 40 habitants
en 1531, une centaine en 1780, puis 125 à 130 âmes pendant tout
le XIXe siècle. Depuis 1918, la population n'a cessé de décroître;
de 70 personnes en 1990, elle est cependant remontée à 86 en 2003.
Parmi les anciennes familles bourgeoises d'EngoIlon, on
trouve les Besson, Cugnier, GardiIlet et Raguel, noms qui ont disparu du village.
L'absence de vestiges ne permet pas de déterminer depuis quand l'endroit fut
occupé d'une manière permanente. On sait que, vers 1143, vivaient deux frères
nommés Conon et Ulrich d'EngoIlon, ce qui semble attester qu'un domaine d'une
certaine importance existait à cette époque-là. En outre, les Annales de Boyve
indiquent que Rodolphe II jeta, en 1136 ou 1145, les fondements de la
Bonneville, « non loin d'EngoIlon». Selon d'autres historiens, le village fut
construit avec les matériaux pris sur le site de la Bonneville, détruite en
1301 par le comte Rollin de Neuchâtel.
En 1228 pourtant, Engolun est
déjà cité dans la liste des paroisses. Engollon fut ensuite le centre d'une
vaste paroisse englobant Valangin, BoudeviIIiers, Fontaines et Cernier. Dès
1558, la commune forma avec Fenin une paroisse réformée.
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L'église d'EngoIlon,
dédiée à saint Pierre, pourrait avoir existé depuis les VI - VIIe
siècles déjà, même si elle n'apparaît dans les textes qu'au XIIIe
siècle.
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L'édifice actuel
conserve une nef d'époque romane à laquelle a été accolé, au XIIIe
ou XIVe siècle, un chœur rectangulaire voûté en berceau.
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On y découvrit, en 1923 -24, de magnifiques fresques gothiques
du XIVe siècle. Cet ensemble constitue l'un des chefs-d'œuvre du
patrimoine pictural Neuchâtelois, voir suisse Une association pour leur sauvegarde,
l'ASPREE, a été créée en octobre 2001.
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| Des
tombes ont été mises à jour lors de
récentes fouilles archéologiques à l'intérieur
de l'édifice.
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Indissociable de l'histoire d'EngoIlon, la Bonneville
cache aujourd'hui ses ruines sous la végétation au sud-ouest du
village.
Créée au XIIIe siècle sur une superficie de 190
x 75 mètres par les seigneurs de Valangin, la Bonneville était protégée
par deux enceintes et des fossés. Les seigneurs de Valangin, qui
contestaient la suzeraineté des comtes de Neuchâtel, donnèrent la
Bonneville en franc-alleu à l'évêque de Bâle et la reprirent en
fief de lui. S'estimant lésé, le comte de Neuchâtel, Rodolphe IV,
battit les coalisés le 28 février 1296 près de Coffrane et captura
les seigneurs de Valangin. Une nouvelle tentative de l'évêque de
Bâle de contrôler Valangin amena la prise et la destruction de la
Bonneville par Rodolphe IV, le 28 avril 1301.
 Texte
tiré de Pays Neuchâtelois Magazine Regards et tour d'horizon. spécial district du Val-de-Ruz Les
Editions du Château
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