PETIT HISTORIQUE DE LA COMMUNE

Dombresson tire son nom du premier patron de l'église du village, Dom Brice,ou saint Brice, compagnon de saint Imier, qui vint s'établir en ces lieux au VIIe siècle. La syllabe initiale Dom vient du latin dominas, le maître. On l'emploie jusqu'au Xe siècle avec le sens de saint. Il semble donc qu'on puisse écarter l'étymologie primitive de domus Bridi, maison de Brice au profit de celle de St-Brice.

Le territoire communal s'étend sur 1'279 hectares, dont 404 de forêts répartis en trois bandes parallèles à la crête du Jura, le Sapet, la Forêt des Envers et la Forêt du Droit.

Du bord du Seyon (720 m), le territoire communal s'élève jusqu'à la crête de la Forêt du Droit, à 1'245 mètres d'altitude. Cette crête est coupée plus à l'ouest par les gorges du Pertuis conduisant à Dombresson par les Vieux-Prés. A mi-hauteur se trouvent les pâturages des Planches, du Côty et de La Joux du Plane.
La rue principale du village de Dombresson était autrefois bordée par le Seyon. Celui-ci fut canalisé et corrigé au milieu du XIXe siècle, puis partiellement couvert en 1927-28 pour permettre l'extension du village. La population, qui comptait 467 habitants en 1750, atteint 1'043 âmes en 1900, puis décroît jusqu'à 962 habitants en 1950. La tendance s'inverse ensuite et Dombresson approche les 1'600 habitants.

Dombresson fut la patrie des Cordier, Diacon, Fallet, Morthier, Paillard, Preudhon, Quinche, Rossel et Sandoz.

En 1824, on a découvert, au nord du village, un authentique trésor de pièces de monnaie romaines (du 2e siècle av. J.-C. au 1er siècle ap. J.-C.), aujourd'hui visible au Musée d'art et d'histoire de Neuchâtel.

Le trésor de Dombresson 

 
En septembre 1824, au nord de Dombresson, au  pied de la grande arête de rochers, un trésor de  420 pièces est découvert : des deniers d'argent  frappés sous la République romaine, des deniers
 et six auréi du début de l'Empire. La plus ancienne  des pièces a été frappée un siècle avant notre ère,  à Rome, la plus récente appartient au temps de  l'Empereur Néron.
 Une grande stabilité financière régnait alors  nombre de ces pièces ont circulé plus de cent  ans.

 Le trésor aurait été enfoui en 55, 56 ou 57 de notre ère. Les pièces ont dormi dans leur cache  pendant dix-neuf siècles, sous une pierre plate, à proximité de deux blocs de granit destinés,  semble-t-il, à repérer l'endroit. La précaution n'a pas permis au propriétaire de récupérer son  bien... ou son butin ! Le lieu - l'orée d'un bois, éloigné de toute habitation - et la hâte que l'on  devine dans la précarité de la cachette laissent penser à un vagabond ou un voleur, agissant  dans l'urgence... La justice - des hommes ou de Dieu - a peut-être été plus expéditive encore,  puisqu'elle ne l'a pas laissé rechercher son trésor.

Texte de Brunner & Associés S.A.Neuchâtel - trouvé sur Internet .

Quant à la première mention écrite d'une ecdesiam de Danbrizun, elle est de 1178. En 1191, le chapitre de Neuchâtel a des possessions in Dombrexon.
Un siècle plus tard, la dîme de Donbressun est versée à Ulrich et Amédée, coseigneurs de Neuchâtel.
Au temporel, Dombresson fit partie de la seigneurie puis de la mairie de Valangin. Sis au fond du vallon, Dombresson est peu affecté par les grands événements du XIXe siècle. Hormis son temple, du XVIIe siècle, détruit par un incendie en 1993 puis reconstruit, le village dispose de quelques maisons anciennes: la maison Brun (1735), l'ancien Hôtel de l'Aigle, partiellement reconstruit en 1626, l'ancienne maison Sandoz (1682).

Collection cartes postale Wymann André

Bas du village

Une agriculture mixte de cultures céréalières, de vergers et d'élevage a toujours été la principale source de revenus des Bourdons.
Cette activité se reflète encore dans les armoiries du village: d'azur à une gerbe de blé d'or. Un enfant du pays, David Fallet (1735-1798), a du reste obtenu une médaille du roi de Prusse pour ses succès dans l'agriculture. C'est lui qui suggéra d'amender les terrains agricoles en y mélangeant de la marne.

Une Fabrique en 1900

L'industrie resta toujours marginaIe. Vers la fin du XVIIIe siècle, on recensait une tannerie, une chapellerie et des boisseliers. L'horlogerie y prit pied en 1834, mais ne connut qu'un modeste développement.

Dès 1903, un tramway reliant Villiers
aux Hauts-Geneveys dessert le village

Le tramway est remplacé par un trolleybus en 1948. Actuellement, un autobus relie Dombresson à Neuchâtel ou à la gare CFF des Hauts-Geneveys.

 star02_lightgreen.gif   star02_lightgreen.gif   star02_lightgreen.gif
Texte tiré de Pays Neuchâtelois Magazine Regards et tour d'horizon.
spécial district du Val-de-Ruz
Les Editions du Château