Chézard aujourd'hui
Sur le plan économique, la commune a gardé un caractère agricole.
Elle compte dix exploitations au village et sept en zone de montagne
où l'on trouve également un parc avicole. L'occupation du reste
de la population, traditionnellement tournée vers l'industrie horlogère,
la mécanique, le décolletage et guillochage, comprend une variété
d'autres activités comme la manufacture d'orgues, l'outillage agricole,
la mécanique automobile, le bâtiment, l'horticulture, la publicité,
le graphisme, ainsi que des sociétés informatiques et de services.
La commune de Chézard-Saint-Martin peut s'enorgueillir d'héberger
un bon nombre de petits commerces de première nécessité, une banque
et quelques magasins de loisirs. Le 1er juin 1995, suite à la fusion
des offices postaux de Chézard et de Saint-Martin,
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a ouvert ses portes dans le bâtiment appelé «La Médiane»,qui abrite
également de nombreux commerces.
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La Médiane
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Deux cafés-restaurants au village
et un aux Vieux-Prés complètent la palette. Au XVIIIe siècle,on
trouvait trois écoles principales sur le territoire communal: une
école pour les adolescents au Petit-Chézard, et deux écoles primaires,
l'une au Grand-Chézard, l'autre à Saint-Martin. A cela s'ajoutait
une école pour les filles. Les quatre écoles subsistèrent jusqu'en
1860, date où elles furent toutes réunies au Petit-Chézard. En 1900,
la commune décida la construction d'un nouveau bâtiment avec salle
de gymnastique. Ce collège, inauguré en 1902, a subi des transformations
intérieures en 1991 afin d'augmenter le nombre des classes. Il compte
aujourd'hui 12 classes, une bibliothèque et une salle de gymnastique.
Il abrite deux jardins d'enfants et l'école primaire, et accueille
au total 140 élèves.
Parmi les autres fleurons des infrastructures communales, on
relèvera le centre communal baptisé «La Rebatte», qui regroupe les
locaux de l'administration communale, une salle polyvalente et deux
salles de sociétés; le tout au-dessus d'un abri
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 La Rebatte
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de protection civile
de 432 places. Ce complexe, ainsi que le collège et une quinzaine
de privés, bénéficient de la chaleur fournie par la centrale de
chauffage à distance communale utilisant les plaquettes de bois.
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Les forêts communales permettent une exploitation annuelle de 2'600
m3 de bois dont une partie est destinée à l'alimentation de cette
centrale qui, grâce à une chaudière moderne et un silo d'une capacité
de stockage de 750 m3 de plaquettes de bois, permet la production
de chaleur tout au long de l'année. Installation située sur le territoire communal mais d'utilité générale, la
station de pompage des Prés Royer fournit actuellement à Chézard-St-Martin toute son eau potable. La commune
possède cependant onze captages situés dans les combes de la Berthière et Mauley, qui ont livré jusqu'à
50% de la quantité d'eau consommée au village. La délimitation des zones de protection de ces captages, actuellement
en cours, et l'autocontrôlé de l'eau définiront les mesures à prendre pour bénéficier à nouveau de
l'approvisionnement en eau de la montagne.
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L'église, dont une partie des fondations remonte au Xe siècle,
fut partiellement reconstruite au XVIIe siècle. On peut y voir, entre autres, la copie d'un vitrail représentant
les armes de la bourgeoisie deValangin avec l'indication 1693.
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Autre bâtiment significatif, La Buanderie,
située sur la ligne de séparation entre Chézard et Saint-Martin. A l'époque, elle était constituée de deux chambres
à lessive, une par village. A l'extrémité nord du territoire communal se trouve la Ferme de la Liodironde, construite
en 1738.
La vie associative comporte cinq sociétés locales dont la plus
ancienne est la société de tir Les Armes sportives, fondée en 1885, et la plus jeune un orchestre de jazz traditionnel,
le VDR Hairy Stompers, qui a vu le jour en 1979. La vie politique n'est pas un long fleuve tranquille, car
des dossiers toujours plus imposants et une demande de disponibilité sans cesse plus grande des élus rendent
difficile le recrutement de nouvelles forces dans les autorités. Celles-ci ont en route plusieurs projets
dont le plan d'aménagement communal, qui n'est pas une mince affaire. La commune qui, depuis 1956, est devenue une
zone résidentielle tout en conservant son caractère de village avec peu d'immeubles locatifs mais de nombreuses
villas familiales, envisage la création de nouveaux lotissements. Ceci répond à la demande de personnes
désireuses de vivre dans un environnement convivial, à l'écart des nuisances.
 Texte
tiré de Pays Neuchâtelois Magazine Regards et tour d'horizon. spécial district du Val-de-Ruz Les
Editions du Château
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