PETIT
HISTORIQUE DE LA COMMUNE
La commune
de Chézard-Saint-Martin comprend trois hameaux: le Grand-Chézard
le Petit-Chézard et Saint-Martin qui, à force de s'étendre, ne forment
aujourd'hui qu'une seule agglomération. La commune, située sur le
versant sud de la seconde chaîne du Jura, couvre 1307 hectares,
dont 366 de forêts denses. Le territoire communal s'étend des bords
du Seyon à 720 mètres d'altitude aux pâturages de Derrière-Pertuis
à 1'100 mètres,en passant par le Mont-d'Amin, culminant à 1'417
mètres. Estimée à environ 140 habitants en 1531, la population compte
674 personnes en 1800, 818 en 1850 et 1'207 en 1907. Elle repasse
ensuite sous la barre des 1'000 habitants et en 1950 on recense
980 personnes. Cependant la construction d'habitations inversa ensuite
la tendance. Actuellement, près de 1'670 personnes y résident.
Chézard-Saint-Martin est la patrie des Abram,
Berthod, Boive, Cordier, Evard, Favre, Girard et autres Labran,
patronymes qui y sont encore partiellement représentés de nos jours.
Les habitants de Saint-Martin ont reçu le sobriquet de Couennes
de lard, tandis que ceux de Chézard sont des Gaguelets.
Des fouilles ont mis à jour les vestiges d'une
villa romaine cossue du IIe siècle après J.-C, mais il faut attendre
998 pour trouver une mention écrite de Saint-Martin dans l'acte
de fondation du prieuré bénédictin de Bevaix. Ensuite, on doit patienter
jusqu'en 1143 pour voir apparaître le Petit Chézard (Esser) dans
un texte.
Quant au Grand Chézard, (Chesas) il n'est attesté qu'en
1285. Depuis un demi-millénaire, les deux Chézard et Saint-Martin
collaborent pour l'entretien des forêts et pâturages, union qui
n'a pas empêché d'innombrables conflits entre les trois villages
pour des prétextes souvent bien futiles.
Outre les métiers liés
à l'agriculture, la commune a toujours abrité des professions diverses.
Dans la première moitié du XIXe siècle, on trouve à Chézard-Saint-Martin
un arpenteur, quatre bergers, cinq blanchisseuses, cinq boisseliers,
un cloutier, dix cordonniers, un fabricant de bas, un faiseur de
boucles de souliers, vingt-quatre dentellières, cent quarante-cinq
fileurs de lin et de chanvre, quatre fileurs de laine, trente-neuf
horlogers, trois maréchaux, deux notaires, un orfèvre, trois régents,
douze tisserands, un tonnelier et enfin cent vingt-neuf paysans
et manœuvres. Dès le XVIIIe siècle, des fermiers bernois reprennent
les domaines de montagne.
Quelques ressortissants du village ont
laissé leur empreinte dans l'histoire. Ainsi Jean Labran, qui au
début du XVIIIe siècle crée une indiennerie aux Prés Royer, au bord
du Seyon.
Ami Girard (1819-1900) est né à Saint-Martin. Après avoir
tenu une auberge avec son père à Renan, il rentre au pays en 1848,à
la tête d'un détachement répurlicain. Fritz Girard (1835-1902) lègue
à la commune sa maison familiale, sa ferme et ses terres pour créer
un asile de femmes à Saint-Martin, la Pension des Lilas.
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Ami Girard (1819-1900)
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La commune possède plusieurs bâtiments anciens:
à Chézard, la maison Loup [1636], les deux maisons Favre (1636 et
1674), et la maison Veuve (1777). A Saint-Martin, qui connut plusieurs
incendies dans les années 1850, outre l'église partiellement reconstruite
au XVIIe siècle, subsiste la maison rebâtie en 1796 pour J.-P. Mauley
et un bassin de fontaine de 1767.
| Dès 1903, le tramway qui reliait Villiers à la gare des Hauts-Geneveys
fait halte à Chézard-St-Martin, remplacé par le
trolleybus
(1948) puis dès 1986,par l'autobus.
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La ligne
de tramway à St-Martin 1903
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Collection
cartes postale Wymann André
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La ligne
de tramway à Chézard
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La ligne
de tramway devant l'église de St-Martin
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 Texte
tiré de Pays Neuchâtelois Magazine Regards et tour d'horizon. spécial district du Val-de-Ruz Les
Editions du Château
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