PETIT
HISTORIQUE DE LA COMMUNE
Le
premier texte mentionnant le nom de Cernier remonte à 1324, lorsque
Perrod d'Engollon vend aux seigneurs de Colombier la moitié de
la dîme de Cernies ou Sernyes, comme le dit un autre acte de 1346.
L'étymologie de ce nom prête à diverses interprétations, mais toutes
convergent vers la notion de limite. Soit, celle de ferme ou groupe
de fermes et terrains entourés d'une haie, d'une clôture en bois,
etc., soit, comme pour les Cemeux et Cergnat, de l'ancien français
cerne, qui signifie forêt défrichée en cercle, clairière mise en
culture.
Le territoire communal couvre 909 hectares,dont
227 de forêts. Le village est à 825 mètres d'altitude et la commune
culmine à 1'417 mètres au Mont-d'Amin. La population, estimée à
145 habitants en 1531, passait le cap des 300 âmes en 1794 et progressait
par la suite régulièrement avec 410 habitants en 1813, 678 en 1850,
pour atteindre 1'100 âmes en 1875 et 1625 en 1907. Actuellement
on recense quelque 2'000 habitants. Quant au sobriquet Les Eperviers
qui qualifie les habitants de Cernier, le doivent-ils à une enseigne
burgonde, à leur vue perçante ou au fait qu'ils tenaient leurs réunions
à l'Hôtel du même nom? Difficile à dire.
En dehors de l'incertain menhir de Pouète-Mange,
seul un site romain non fouillé atteste de la présence de colons
dans les temps anciens. L'histoire de Cernier débute vers 1150 lorsqu'un
acte mentionne l'existence d'un pré sis à la «Chaux d'Amens».
L'histoire de la commune, relevant de la seigneurie et de la mairie
deValangin, semble avoir été relativement calme si l'on excepte
quelques litiges de voisinage avec Chézard, Fontainemelon et Fontaines
concernant la délimitation de bois et de pâturages. Au XVIIIe siècle,
on y organise comme partout ailleurs des chasses aux loups et aux
ours, mais aussi «aux gueux», lorsqu'en 1746 un afflux de vagabonds
par Pertuis et les Bugnenets menace la sécurité du pays.
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L'église Catholique début
1900
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Collection
cartes postale Wymann André
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En 1878,
après bien des péripéties, Cernier devient chef-lieu de district
au détriment de Fontaines.
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| Vue
de Cernier avant l'implantation du
tramway
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Jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, l'agriculture
et les métiers connexes régissent la vie de la commune. On signale
aussi quelques tisserands et des graveurs. L'horlogerie ne s'introduit
que timidement et ne connaîtra un certain développement qu'au XIXe
siècle. En 1867, Jules Perrenoud fonde un commerce de tissus et
de mercerie qui se développe rapidement et incite le propriétaire
à commercialiser des meubles, avant de les fabriquer lui-même afin
d'en assurer la bonne qualité. Cette entreprise prend un tel essor
qu'elle devient la plus grande industrie de la région. Vers 1900,
Cernier compte de nombreux commerces et une filiale de la Banque
cantonale dès 1911. La première maison d'école est construite en
1856. L'Ecole secondaire intercommunale voit le jour en 1880 et
l'Ecole communale d'agriculture en 1885. Parmi les bâtiments anciens,
il faut mentionner le temple qui existait en 1453 mais fut rebâti
au début du XVIe siècle. La tour et son clocher furent reconstruits
en 1775. Le long de la rue de l'Epervier,on trouve plusieurs maisons
datant du XVIIIe siècle.
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| Régional
du VaI-de-Ruz - Cernier 1903
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Cernier est dès 1903 desservi par le « Régional
du VaI-de-Ruz»,un tramway qui relie la gare CFF des Hauts-Geneveys
à Villiers. Le tram est remplacé par
le trolleybus en 1948, puis par l'autobus en 1986.
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| Régional
du VaI-de-Ruz - Cernier 1903
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 Texte
tiré de Pays Neuchâtelois Magazine Regards et tour d'horizon. spécial district du Val-de-Ruz Les
Editions du Château
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