PETIT
HISTORIQUE DE LA COMMUNE
La
commune de Boudevilliers est depuis fort longtemps constituée de
plusieurs hameaux dont certains ont aujourd'hui disparu. Un
acte de 1413 mentionne les «villes de BudeviHiers, Jouchière, Sappierre,
Malavilliers et PIencherel ». Le nom du chef-lieu de commune
apparaît dès 1144 sous la forme Boldiwiler. Puis, par Boudeviler
(1195), Boldeviler (1202), Budevlliers (1413) et Budewillier (1453).
Sa graphie actuelle pourrait dériver, selon Th. Perrenot, du
nom d'un certain Balthaharius, de bald, audacieux, et hari, guerrier.
La commune de Boudevilliers forme un vaste rectangle
couvrant 1'258 hectares étagés entre 675 mètres à La Borcarderie, juste
au-dessus du Seyon, et 1'416 mètres aux Rochers Bruns, à l'est du Mont-Racine.
On y compte 800 hectares de champs et de prés dans la partie basse de la commune
où se situe le village. Quelque 220 hectares sont en forêts réparties sur les
deux flancs du Jura. Enfin 240 hectares, situés au-dessus de 1'000 mètres, sont
en pâturages. La population, qui avoisinait les 155 âmes en 1531, a considérablement
fluctué avec 367 habitants en 1750, 578 en 1850, 658 en 1870, pour retomber
autour de 520 habitants entre 1900 et 1950. Depuis l'an 2002, elle est de plus
de 675 âmes.
Le sobriquet de Malabars donné aux habitants de
Boudevilliers rappellerait le fait qu'ils fournissaient de robustes chevaux
pour doubler des attelages dès le pied du Crêt de Valangin. Le nom du hameau de
la Jonchère, dérivé de juncaria, marais couvert de roseaux, atteste que
le lieu fut sans doute un jour marécageux.
Bien qu'aucun vestige ancien n'ait été signalé, la
situation du village de Boudevilliers sur un replat de terrains fertiles entre
deux ruisseaux lui confère certainement de lointaines origines. On sait qu'en
1195,1e chapitre de la collégiale de Neuchâtel possédait des biens apud
Boudeviler. En 1308, Boudevilliers fut donné au comte Rollin de Neuchâtel
(Rodolphe IV), par son suzerain Jean de Chalon. jusqu'en 1807, date de son
rattachement à la juridiction de Valangin, il demeura une enclave comtale dans
la seigneurie de Valangin. L'église Saint-Jacques fut incorporée au chapitre de
Valangin en 1510. Réformée en 1531, Boudevilliers forme une paroisse avec
Valangin depuis 1588.
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| Le
village au début des années 1900
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| Hôtel
du Point du Jour
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Collection
cartes postale Wymann André
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Situé au carrefour des routes Neuchâtel
- La Chaux-de-Fonds et Rochefort - Saint-lmier, BoudeviIIiers a
pendant longtemps tiré ses revenus de la terre et de l'exploitation
forestière avec des scieries établies le long de la Sorge. Dès
le début du XIXe siècle l'industrie horlogère et l'émaillerie font
vivre un certain nombre de Malabars, mais le manque de liaisons
et l'éloignement de toute gare freinent le développement industriel
du lieu. Parmi les enfants du pays dont la notoriété a fait le tour
du monde,
Mentionnons le naturaliste Arnold Guyot 1807-1884
dont le nom a été donné, pour l'honorer, à un type de volcan sous-marin.
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Le temple actuel date du XVIIe siècle;
il a été construit sur l'emplacement d'une chapelle du XIIe siècle
dont on a retrouvé l'abside lors de fouilles. Sept incendies
ont eu raison du village original. Celui de 1863 a réduit en
cendres toutes les maisons sises le long de la route de Fontaines,
entre la route de La Chaux-de-Fonds et l'église.
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L'hôpital de
district à Landeyeux, don de A.-F. de Perregaux, a été inauguré en 1872.
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| L'hôpital de
district à Landeyeux
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Depuis
1969, le village est desservi par les lignes d'autobus Cernier - Neuchâtel. Cernier
- Les Geneveys sur Coffrane
 Texte
tiré de Pays Neuchâtelois Magazine Regards et tour d'horizon. spécial district du Val-de-Ruz Les
Editions du Château
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